Le peintre

Louis-Mathieu VERDILHAN (1875-1928)

La carrière de Louis-Mathieu Verdilhan débute à Marseille en 1892 auprès du maître Emile Giraud. La qualité de sa peinture étant bien vite reconnue, il est envoyé à Paris en 1895 chez le peintre décorateur Karbowski et en 1900 il est appelé à nouveau dans la capitale pour participer avec l’équipe d’Etienne Cornellier à la réalisation du décor du Pavillon de Monaco pour l’Exposition Universelle. A cette époque son admiration pour Monet l'amène à rivaliser avec les impressionnistes. C'est sa période des paysages bleus.


Louis-Mathieu Verdilhan

En 1902, il expose pour la première fois à la Galerie Braun à Marseille. Cette année là, il perd son œil gauche à la suite d'une infection provoquée par une projection de bleu de cobalt. En 1905 il expose au Palais des Architectes à Marseille, où il rencontre le pharmacien Edmond André qui devient son premier mécène. En 1908, il participe avec son frère André, l’abbé Adrien Cabasson et le peintre Louis Audibert, à la fondation de l’Académie d’Allauch, émanation du groupe du Poteau. Mathieu Verdilhan en est l’un des membres les plus actifs. En 1909, tout en conservant un atelier sur le quai de Rive-Neuve à Marseille, Verdilhan s’installe à Versailles, rue Hoche. Son style se modifie avec la découverte de l’art des « fauves ». Il expose avec Signac, Cross et Valloton à la Galerie Bernheim à Paris.

En 1912, de retour à Marseille, soutenu matériellement par son mécène, le riche tanneur toulonnais Edouard Latil, encouragé intellectuellement par le critique d’art parisien André Suarès, Verdilhan expose au Salon de Mai, quai de Rive-Neuve à Marseille, où il présente ses premières toiles expressionnistes.

En 1919, il épouse à Aix la fille du peintre Alfred Casile, Hélène, et prépare son exposition à la galerie Girardin, La Licorne, à Paris, qui aura lieu en 1920 grâce à l'intervention de son nouvel ami, le sculpteur Antoine Bourdelle.

Déçu par l’accueil de ses toiles constructivistes présentées et qualifiées improprement par la critique de seulement décoratives, il se réfugie à La Pomme dans la banlieue de Marseille. C'est dans les dépendances du Docteur Simon qu'il réalisera, avant de mourir d’un cancer du larynx, un ensemble de sombres toiles expressionnistes ayant pour thème unique le port du Lacydon, influencées par l’art de Georges Rouault qu’il avait rencontré à Paris lors de son exposition à La Licorne.


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Daniel et Jean CHOL - Spécialistes de l’œuvre peint et dessiné de Louis-Mathieu VERDILHAN